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David
Richoz a vécu les quinze premières années de sa vie en France, à Montbéliard.
Dès son plus jeune age, il montra une nette attirance pour les arts.
A
l’école, ses leçons préférées étaient celles consacrées au
dessin. Il aborda la peinture par la technique de la gouache et passa
ensuite à l’huile. Très tôt, il reçu une formation musicale et on
verra par la suite quels liens importants vont se créer entre ces deux
expressions artistiques au niveau de l’harmonie.
Il
passa son adolescence dans le Jura Suisse où il fit des études de
dessinateur architecte. Pendant sa formation, une place importante fut
toujours réservée à l’artistique ; ainsi, le dessin à main levée,
la perspective, le collage et la plastique sont des domaines qu’il
pratiqua avec assiduité. Il exerça cette profession pendant plus de dix
ans.
Aujourd’hui,
et depuis plusieurs années déjà il limite son travail professionnel
pour se consacrer de plus en plus à la peinture, dans laquelle il trouve
son équilibre, son bien-être et son épanouissement.
Autodidacte, il établit une relation étroite entre les 12 notes
musicales et les couleurs fondamentales, puisant ainsi dans la musique les
éléments poétiques que l’on retrouve dans ses couleurs ;
alliance parfaite de deux harmonies, équilibre, nuance musicale et
symphonie de couleurs, disposant sur la toile une impression visuelle
particulière, un son et une lumière insolite…
De
cette intensité et ce rayonnement presque « irréel » qui se
dégage à l’approche des ombres, on sent une vibration aiguë d’élégance
et d’émotivité secrète… Audacieux de sensibilité, il trouve dans
la musique une tonalité d’éléments variable, prétextes de ses
compositions colorées.
Ainsi
en s’inspirant de L. van Beethoven qui fut le premier à introduire des
dissonances pour donner de la couleur et du relief à ses œuvres, David
Richoz, très coloriste, rehausse le ton des couleurs en introduisant une
note sensible : la septième de dominante, donc la dissonance complémentaire
bien choisie, nous laissant découvrir dans ses tableaux une âme vibrante
et chaleureuse.
La
musique donne le rythme à sa peinture et c’est en écoutant surtout W.
A. Mozart qu’il exprime sur la toile les vibrations des tons musicaux,
tout en s’imprégnant de la richesse de la palette des couleurs, qui lui
transmet l’élan nécessaire à la création.
De
son ancien métier découle son style. Style maîtrisé par la qualité
exquise du ton, la réserve, la pudeur de surfaire, une sorte de goût inné
qui écarte la reproduction triviale du réel et n’en garde que les
signes poétiques. L’observateur coupe les éléments pour nous y faire
pénétrer.
Il
sonde les mystères de la profondeur et se laisse emporter dans une rêverie
infinie…
C’est
sa façon de s’exprimer. De la sphère de son intérieur caché, on
entend le cri de la terre et de la mer ; le cri de la douleur et de
la joie, le cri du cœur… et de la souffrance…
Son
inspiration lui vient de la nature et des multiples facettes qui la
composent. Les images réelles deviennent, sous le pinceau de l’artiste,
un tableau abstrait mais vivant, qui ne conserve que l’essence des
choses. Cette partie cachée, invisible, ressentie si intensément par le
peintre prend vie sur la toile au gré de ses émotions.
« L’Harmonie
caché surpasse l’Harmonie visible » nous dit Héraclite.
Dans
ses toiles, David Richoz exprime la profondeur par la transparence et la
superposition des couches. Cette profondeur si présente dans la terre et
la mer, se retrouve aussi chez l’ être humain ; en effet, l’âme,
si complexe, recèle des mystères et des secrets obscurs.
Les
oppositions que sont la joie et la tristesse, la douceur et la violence,
sont traversées par un rayon de lumière qui apporte l’espérance. A
travers ses œuvres, David Richoz nous fait percevoir sa vision du monde
actuel, avec ses espoirs et ses désillusions…
Tel
est le message qu’il désire nous transmettre.
« L’Art,
dans toute sa séduction, n’est-il pas aussi un moyen d’observer et de
déshabiller l’invisible ! »
Martine
Monnier
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